Se constituer un complément de retraite
L'assurance- vie, une solution pour la retraite
L'assurance vie
est un outil idéal pour se constituer un complément de
retraite. C'est un moyen simple et souple qui sait répondre aux
besoins de la majorité des épargnants.
Plus
d'un ménage sur deux était assuré à la fin
2003. Cette année, le chiffre d'affaires de l'assurance vie et
de la capitalisation a atteint les 93 milliards d'euros et l'encours
devrait dépasser à la fin 2004 les1.000 milliards d'euros
.Auprès
de qui ouvrir son contrat ?
Pour souscrire un contrat d'assurance vie, rien de plus simple: il suffit
de s'adresser à l'assureur de son choix : compagnie d'assurances
ou mutuelle, les contrats sont les mêmes. Les assureurs distribuent
leurs contrats via des agences, des courtiers, des bureaux ou des délégations.
Tout dépend du mode de rémunération du vendeur
et de son statut: commerçant indépendant, salarié,
commissionné. Les banquiers ne sont pas en reste. Tous proposent
dans leurs agences et guichets des contrats d'assurance vie. Enfin,
il y a les conseils en gestion de patrimoine : près de 2.500
cabinets offrent le choix des contrats d'assurance vie.
Sans oublier la possibilité de souscrire directement via internet.
Pour en savoir plus, voir notre dossier : «Les professionnels
de l'argent» qui présente « les 12 principaux intermédiaires
financiers et patrimoniaux des particuliers ».
Une
souplesse à toute épreuve
L'assurance vie est un placements souple et liquide. Il est possible
de récupérer son épargne comme on le souhaite.
Mais les retraits prématurés peuvent entraîner,
à la fois, un durcissement de la fiscalité et des pénalités.
Attention notamment à bien vérifier que le contrat ne
se sert pas au passage. Certains prélèvent, en effet,
des frais en cas de retrait avant le terme. Dans les contrats récents,
c'est de plus en plus rare.
Sécurité
des fonds en euros, dynamisme des autres supports
Il faut distinguer deux catégories de supports financiers dans
les contrats d'assurance vie : les supports en euros et les autres supports
financiers. Dans les premiers, l'assureur garantit le capital investi
et les intérêts qui en découlent. Le risque de perte
n'existe pas. Chaque année, le capital augmente au gré
des intérêts générés. Tous les profits
sont définitivement engrangés et capitalisés grâce
au fameux «effet de cliquet », véritable clapet «anti-pertes».
L'assuré n'a pas à se soucier de la manière dont
l'assureur gère son épargne.
La qualité de sa gestion financière se matérialise,
chaque année, par le taux de rendement. Mais ce n'est qu'en février
de l'année suivante, que l'assuré connaîtra le taux
de rendement qui lui sera servi pour l'année donnée. En
2003, la moyenne des rendements nets de frais des fonds en euros s'établissait
à près de 4,5%.
A côté des traditionnels fonds en euros, se sont développés
ces dernières années les fameux contrats multisupports
qui proposent des supports dits en unités de compte. Le principe
: l'assuré fait des placements boursiers ou obligataires tout
en profitant de l'enveloppe fiscale de l'assurance vie (voir : «Les
spécificités fiscales de l'assurance vie»). Il choisit
librement les valeurs sur lesquelles il souhaite investir et peut changer
d'avis en transférant son épargne d'un fonds à
l'autre, moyennent des frais d'arbitrage. La performance des supports
est variable selon leur nature. Si ceux-ci sont intégralement
investis sur les actions, par exemple, le rendement obtenu sera celui
dégagé par les valeurs choisies. Attention, pour ces supports,
c'est sur l'assuré que repose le risque. L'assureur ne garantit
rien et la valorisation des supports dépend uniquement de leur
progression.
Protection
des proches
En cas de décès de l'assuré, dès lors que
celui-ci verse des fonds dans un contrat d'assurance vie avant ses 70
ans, chacun des bénéficiaires désignés au
contrat peut percevoir en totale franchise d'imposition une somme maximale
de 152.500 euros. Pour la part supérieure à 152.500 euros
revenant à chaque bénéficiaire, la taxation consiste
en un prélèvement forfaitaire de 20%, lequel est bien
plus avantageux dans de nombreux cas que l'application pure et simple
des droits de succession.
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